E-mailing de Noël : la saturation est proche

noelJe ne suis pas du genre à m’indigner sur le nombre d’e-mails que je reçois. La plupart du temps, j’ai donné mon accord, et j’aime toujours découvrir les nouvelles créations graphiques, accroches, messages et tendances de l’e-mailing. Mais ces derniers jours, j’avoue que la fréquence de certains fournisseurs tourne au délire, et que le lien de désabonnement me démange un peu.

La crise, les fêtes ou les perspectives réjouissantes du canal web sont certainement la cause de cette déferlante, mais pour qu’une cliente aussi tolérante que moi en vienne à saturation, c’est que la pression commerciale a franchi un nouveau palier qui risque de conduire à la rupture pure et simple de la relation.

Quelques exemples « chiffrés » :

DIOR : un e-mail reçu en avril, un autre en mai (ça s’appelait « newsletter » à l’époque), 2 en juin, 3 en juillet, et puis ça s’accélère : 6 e-mails en octobre, 9 e-mails en novembre, … et déjà 5 depuis mercredi dernier !! Ils veulent que j’achète un sac, c’est clair. Ou que je transfère le message au père Noël. Mais je ne vais pas craquer et lui non plus.

FNAC : plus difficile de comptabiliser les réceptions : Fnac Video, Fnac High-tech, Fnac Livres, Fnac DVD, Fnac Noël,… la Fnac est multi-canal, multi-catalogues et… multi-expéditeurs, aussi. L’équipe web marketing ne doit pas chômer : 11 messages en septembre, sans doute pour « rattraper » le mois d’août. Ca se calme en octobre (8 messages quand même) ça reprend en novembre (11), et depuis la semaine dernière : 5 messages en 8 jours.

Un dernier exemple d’accélération des fêtes ? Sephora : 3 messages en septembre, 4 en octobre, 5 en novembre et… 3 la semaine dernière.

Résultat : non seulement je ne les lis plus, mais je ne les ouvre plus. Pas bon pour les stats de l’e-mailing, ça. En tout cas, les routeurs d’e-mails vont faire un très, très bon mois de décembre.

Mais tout ça, c’est du BtoC, me direz-vous. Oui, mais la frontière entre boite mail perso et boite mail pro étant de plus en plus ténue, la mauvaise conduite des uns rejaillit sur les autres.

La preuve : une entreprise que j’interviewais récemment a eu cette réponse charmante à la question « comment avez-vous connu votre fournisseur ? » : « Je crois qu’ils m’ont envoyé un spam. Enfin, un e-mail, quoi. » Lapsus révélateur (et non reconnu comme tel par son auteur, d’ailleurs, malgré mes explications détaillées sur les règles d’envoi en BtoB).

Si le mot « spam » n’a plus son caractère négatif dans le monde de l’entreprise, tant mieux, mais je ne suis pas sûre qu’on en soit là. Alors souhaitons que 2009 marque un retour à la raison. Mais je frémis déjà en pensant à ce qui nous attend pour la période des soldes de janvier…

3 réflexions au sujet de « E-mailing de Noël : la saturation est proche »

  1. Effectivement, la pression commerciale email générale augmente sensiblement en cette fin d’année.

    De plus en plus d’internaute, de plus en plus d’annonceurs, ce qui donne de plus en plus de mail.

    Les filtrages en boites spam et les soucis de deliverabilité lié aux plaintes est, lui aussi, de plus en plus présent…

    Jérôme GAYS

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