J’aime les sondages sur Internet

« Petit 1 : méfiance ». C’est la première règle que mon prof de statistiques, un personnage haut en couleurs qui fumait des gitanes maïs en cours (c’était il y a…. longtemps), nous avait enseignée. Et c’est devenu un réflexe chez moi, lorsque que je vois des résultats surprenants sur un sondage. Et la première question que je me pose, c’est : l’échantillon interrogé est-il vraiment représentatif ?

fiabilité des sondages

Le développement des sondages sur le web apporte un formidable outil aux marketeurs : plus besoin de recruter une armée d’étudiants arpentant les trottoirs pour coincer une passante désoeuvrée qui acceptera de répondre au questionnaire (« ça ne prendra pas plus de 5mn »). Mais cette même passante est-elle susceptible de tomber sur ce sondage en allumant son ordinateur ? A-t-elle un PC, une connexion web, s’inscrira-t-elle sur un panel ?

J’ai cliqué avec plaisir sur un sondage Ipsos sur les usages du web vendredi dernier. Il promettait de vous donner les résultats sur votre profil à la fin du questionnaire. Après 30 bonnes minutes de questions pointues (et encore, je vais très vite), j’ai eu la satisfaction de voir que j’étais dans le groupe des early adopters (et oui, malgré mon arrivée tardive sur la blogosphère !). En fait, ce n’était pas le terme utilisé par Ipsos, qui a été très créatif sur sa segmentation. Mais pas moyen de retomber sur ce sondage.

En tout cas, si j’ai passé 30 mn à répondre à ce questionnaire sans me lasser, cela signifie déjà que je suis très  réceptive à ce type d’étude. Ou très motivée pour en avoir les résultats. Tous les allergiques aux sondages, les gens pressés et ceux qui ne sont pas tombés sur le bandeau publicitaire annonçant cette étude, avaient peu de chances de remplir ce questionnaire jusqu’au bout. Donc l’échantillon interrogé (peut-on dire « interrogé », d’ailleurs ?) n’est pas représentatif de la population française.  A moins que les instituts n’opèrent des corrections en analysant les données recueillies. Ils ont effectivement des données socio-démographiques, mais comment interprètent-ils le fait que, à la base, l’information est biaisée par le mode de recueil via le canal web ?

Je vais me rendre sur le salon SEMO la semaine prochaine et je vais essayer d’obtenir des réponses sur ces interrogations et ces doutes. Si vous avez quelques idées là-dessus, laissez un commentaire (selon Ipsos, de plus en plus d’internautes laissent des commentaires. Prouvez-le moi !)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s