Salon E-Marketing : tous les chiffres et tendances de l’e-mailing

Ce titre accrocheur est un peu présomptueux : je n’ai pas assisté à toutes les conférences sur l’e-mailing, mais j’ai capté quelques chiffres clés délivrés par les experts et acteurs du marché, toujours prêts à partager leurs bonnes pratiques lors des conférences très courues de ce salon.

Les chiffres de la France

Bruno Florence, qui animait une partie de la conférence d’ouverture du salon, présentait quelques chiffres issus de l’activité des prestataires d’e-mailing adhérents au SNCD.

61 milliards d’e-mails routés en 2009, pour environ 5 000 clients chez ces e-mails providers, ce qui représente 4,9 e-mails en moyenne par jour et par boîte mail. Le CA de ces acteurs est en croissance de 20%, à 50 M€.

La progression est moins spectaculaire qu’entre 2007 et 2008 (où le  nombre d’e-mails routés avait plus que doublé), preuve que le marché devient plus mature, les ciblages plus précis, la pression plus raisonnable. Le CPM est stable, lui aussi, à 0,83 €. Un des plus bas du marché si on le compare aux tarifs de nos voisins européens.

En 2010, Bruno prévoie un ciblage encore plus fin de ces campagnes avec le développement du trigger marketing, du remarketing et du ciblage comportemental. Les outils permettent plus d’automatisation, mais ils devront prendre en compte un durcissement du contexte de délivrabilité, et l’arrivée de nouvelles réglementations destinées à protéger le consommateur.

Le comportement du consommateur

Epsilon délivrait les résultats d’une étude mondiale sur 4000 internautes, dont 10% en France. Elle corrobore les résultats de la dernière étude du SNCD avec Directinet, dévoilée en décembre dernier.

Quelques résultats intéressants livrés par Epsilon :

-          « l’effet iPhone » : 30% des internautes consultent leur boîte mail depuis leur téléphone mobile

-          Les raisons d’ouverture d’un e-mail : 35% pour l’objet, 65% pour la reconnaissance et la confiance en l’expéditeur (il y a 2 ou 3 ans, c’était l’inverse, la pertinence de l’objet était le facteur déclenchant).

-          Les raisons du désabonnement : 69% pour la fréquence jugée trop élevée, 56% pour le contenu non pertinents, 38% parce que le contact pense que son adresse a été revendue.

En conclusion : soignez votre adresse et alias d’expéditeur pour être mieux reconnu de vos destinataires, optimisez vos créations pour faciliter la lecture sur mobile, n’achetez pas de bases d’adresses mais constituez-vous votre propre base opt-in et ciblez finement vos clients pour leur proposer du contenu pertinent, à une fréquence raisonnable.

Durée de vis d’une adresse e-mail BtoC : 5,5 ans. Coût moyen selon Epsilon : 35 €.

Encore une fois, ces chiffres sont issus en majorité de campagnes BtoC, mais certains comportements ne peuvent que se retrouver dans la sphère professionnelle.

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